Une autre vidéo de Michael Wesh – Information R/evolution

décembre 10, 2007

Après sa vidéo sur le web 2.0 (The machine is us/ing us) , Michael Wesh* propose une nouvelle vidéo sur la façon dont le web révolutionne les modes d’accès à l’info. Plus d’étagères, plus de catégories, finie la hiérarchisation fixe de l’information, place à multi-qualification flexible des données.

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* Michael Wesh est un anthropoloque qui étudie l’impact des nouveaux médias numériques sur la façon dont nous appréhendons l’information.  Il a parallèlement créé un groupe de travail : Digital Ethnography Working Group qui vise à explorer les différents aspects de la médiation de la culture via le numérique. Voir aussi : mediatedcultures.net

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Giddens, Moles, Latour/Callon/Law

juillet 17, 2007

Pourquoi rassembler ces sociologues ? Parce que dans leurs études de la société, ils lient l’individuel à la structure et la structure à l’individuel, ils analysent en parallèle le macro et le micro et ils font ainsi ressortir la dynamicité propre à toute organisation.

Commençons par Abraham Moles. Pour lui, l’étude de la communication doit se faire selon deux axes : le premier axe a pour unité l’individu : l’analyse est alors centrée sur les interactions de cet individu dans le cadre de sa sphère temps et de sa sphère espace. Le deuxième axe concerne l’organisation des systèmes de transactions entre les êtres, à la fois leurs messages-actions et la sédimentation de ces derniers dans des lieux de mémoires.

Anthony Giddens propose lui une théorie de la structuration qui vise à mettre en avant l’imbrication entre pratiques et structures, individus et totalité sociale. Le structurel n’est pas extérieur aux agents mais dépend d’eux tout comme les agents sont influencés par le structurel, qui est à la fois contraignant et habilitant. Sa vision du monde social est circulaire ; composante structurelle et agentielle s’influençant constamment.

Bruno Latour, Michel Callon et John Law sont à l’origine de la théorie de l’acteur-réseau, aussi appelée sociologie de la traduction. Pour eux, traduire, c’est mettre en réseau des éléments de nature hétérogène, ces liens pouvant aussi bien relier des concepts que des choses, qu’elles soient animées ou inanimées (leur approche est parfois décrite comme « matérielle-sémiotique. »). Tout élément performateur dans un réseau peut être décrit par un même terme d’  « acteur » : ce sont finalement les relations entre les acteurs qui définissent ces acteurs. Tout acteur peut aussi être considéré comme la somme d’autres plus petits acteurs : c’est l’effet de « ponctuation. » Parallèlement, on rencontre un effet de reification : tout token (message passé entre acteurs) peut se réifier s’il est de plus en plus transmis au sein du réseau.


Tetrad des effets d’un média – McLuhan

juin 20, 2007

Herbert Marshall McLuhan est un théoricien de la communication canadien intéressant à lire lorsque l’on s’intéresse aux influences des nouvelles technologies sur les pratiques et usages des utilisateurs. Il propose un tetrad d’analyse pour mieux comprendre les impacts que peut avoir la création d’un nouveau médium de communication.

Tetrad des effets

  • qu’est-ce que ce medium améliore ?
  • qu’est-ce que ce medium rend obsolète ?
  • qu’est-ce que ce médium reprend qui était devenu obsolète ?
  • en quoi ce médium peut-il se transformer quand il est poussé à ces limites ? 

 

On trouve des exemples d’application de ce tétrad au téléphone portable, ou bien encore sur les blogs, etc…